Immobilier
La construction

Trouver un terrain

Ca y est, vous avez décidé de vous lancer dans la construction de votre demeure. Oui, mais où ? Le choix du terrain est la 1ère étape, cruciale. Choisissez en premier lieu un cadre qui vous plaise. Si vous ne supportez pas la solitude, préférez un terrain en lotissement. En règle générale, ces terrains sont déjà viabilisés, mais comportent certaines contraintes architecturales d'intégration à un ensemble. Si, a contrario, vous avez une âme plus casanière, vous chercherez un terrain isolé.

Renseignez-vous alors sur les raccordements aux réseaux (eau, gaz, électricité…), et sur la constructibilité du terrain en question. Dans les deux cas, ne négligez pas les services présents à proximité (école, hôpital, commerces, ...), et les moyens d'accès (bus, métro, ...). Il n'y a pas de « meilleure méthode » pour trouver l'emplacement de vos rêves : multipliez les sources : la presse spécialisée, internet, mais aussi les agences immobilières, et les notaires, qui recensent les possibilités dans la région sur laquelle vous avez jeté votre dévolu.

Le permis de construire

C'est le fameux sésame qui vous permettra de faire sortir votre maison de terre. Il s'agit d'un document délivré en mairie qui permet d'attester que votre projet respecte les règles d'urbanisme en vigueur. Sachez que l'intervention d'un architecte est obligatoire si votre projet de construction dépasse 170 mètres carrés. Le permis de construire est valable deux ans à compter de sa date d'émission.

Le contrat de construction

Une fois le choix du terrain opéré et le permis de construire en poche, les choses sérieuses vont pouvoir commencer ! Si le contrat de construction n'est pas obligatoire, il est fortement recommandé... Il existe deux types de contrat, avec ou sans fourniture de plans. Dans le premier cas, le plus courant, le constructeur vous fournit un plan que vous pourrez éventuellement amender. Si vous choisissez le contrat « allégé », c'est vous qui soumettez vos propres plans (réalisés ou pas avec l'aide d'un architecte). Dans les deux cas, le contrat de construction est encadré par la loi du 19 décembre 1990 qui impose des règles juridiques draconiennes à l'entrepreneur, notamment l'obligation de livrer dans les délais prévus et au prix convenu. En d'autres termes, signer un contrat de construction, c'est s'assurer de la bonne marche des travaux, sans surcoûts intempestifs...

Notez enfin que ce document est obligatoire si le constructeur est chargé de l'ensemble des travaux. Par contre, si des entreprises différentes réalisent chacune une part des travaux, vous signerez des contrats d'entreprise, qui n'offrent aucune protection spécifique pour le client.

Assurances et garanties

Pour vous protéger des mauvaises surprises au moment d'aménager (défauts, vices cachés, ...), vous pouvez avoir recours à la loi Spinetta du 4 janvier 1978. Cette dernière se base sur la responsabilité de l'entrepreneur : il vous suffit alors de décrire le dommage subi. Considérée comme une garantie « post-construction », la loi s'intéresse à trois critères : l'achèvement complet des travaux, le bon « fonctionnement » général de l'habitation et la garantie décennale : cette dernière s'applique en cas de malfaçons du bâtiment en général, et du respect des normes en particulier.