Département
Seine-Maritime

Rouen, capitale de la Seine-Maritime (76), est une ville dynamique et attractive. Son renouveau urbanistique a permis de mettre en avant ses atouts incontestables, contribuant à une hausse des prix de l'immobilier, mais elle reste cependant une ville relativement bon marché avec une hausse inférieure à la moyenne nationale. Les investisseurs y sont nombreux car la rentabilité annuelle brute est élevée, atteignant parfois les 6%.

Jusqu'à présent, des écarts importants subsistaient entre la rive droite, coeur historique de la ville, et la rive gauche, plus populaire. Aujourd'hui, les mentalités ont changé et la rive gauche devient plus attractive, constituant une bonne alternative aux prix excessifs de la rive droite, qui sont 10 à 20% plus élevés.

La Rive Droite :

Même si les prix s'assagissent, excepté pour les petites surfaces habitables de type studio ou T2, le marché immobilier de la rive droite est saturé : la demande des acquéreurs est soutenue et l'offre rare, contribuant à des prix au mètre carré élevés. La majorité des biens disponibles sont de petits logements, pris d'assaut par les investisseurs, dont le prix de vente varie en fonction de l'étage et de la présence ou non d'un ascenseur. Le manque de grands appartements et de foncier se fait ressentir sur les prix de l'immobilier du secteur. Les biens de prestige, comme par exemple les belles maisons à colombages, se vendent rapidement et les négociations se font rares.

La Rive Gauche :

De plus en plus d'habitants n'hésitent pas à franchir la Seine pour se loger sur la rive gauche, autrefois populaire. La demande est grandissante notamment pour les foyers modestes qui n'ont pas les moyens de s'offrir un logement au nord de Rouen. Ce secteur devient de plus en plus dynamique et le sera encore plus avec l'arrivée prochaine de la 2ème gare. Sa profonde mutation urbanistique et son environnement agréable ont contribué à sa nouvelle séduction.

Les quartiers du Jardin des Plantes et Saint-Seven sont les plus convoités par les acheteurs. Le secteur résidentiel du Jardin des Plantes propose un habitat varié : on trouve des maisons de ville années 30, mitoyennes ou individuelles, avec jardins et garages, qui se vendent en des temps records côtoyant des immeubles plus récents. Les amateurs de lofts en trouveront quelques uns dans les anciens entrepôts rénovés. Saint-Seven a grandement profité de l'attraction de la rive gauche. Les futurs propriétaires à la recherche d'un logement neuf trouveront leur bonheur dans ce quartier où les programmes immobiliers se sont multipliés, tirant ainsi les prix de l'ancien vers le haut.

La périphérie Rouennaise :

Aux alentours de Rouen, les communes limitrophes suivent les tendances données par les quartiers de la ville. Ainsi les communes situées au Nord, comme Bois-Guillaume, Mont-Saint-Aignan et Bihorel, sont très prisées. Leurs environnements agréables entre ville et campagne séduisent les acquéreurs de belles demeures qui devront débourser des sommes élevées. A l'ouest, les communes avaient anciennement mauvaise réputation mais les vastes opérations de rénovation urbaine ont attiré de nouveaux résidents, entre autre dans les communes de Saint-Martin-de-Boscherville et Montigny, où l'on trouve de beaux pavillons ainsi que des maisons de caractère.

Au sud, les communes suivent l'ascension de la rive gauche en proposant encore de bonnes affaires mais à des prix croissants, attirant les primo-accédants et les investisseurs, comme par exemple au Grand-Quevilly, à Saint-Etienne du Rouvray ou à Sotteville-lès-Rouen. A l'est, ce sont les cadres supérieurs en quête d'une villa ou d'un pavillon qui se tournent vers des villes jeunes et dynamiques pour s'installer, comme Bonsecours, Le Mesnil-Esnard ou Darnétal.

Le Havre :

Le marché immobilier du Havre a explosé depuis quelques années, en doublant ses prix en cinq ans, rattrapant voire dépassant peu à peu Rouen. Ceci s'explique par un important effet de rattrapage grâce à la métamorphose accélérée de cette commune. La demande croissante, l'offre limitée en logements anciens et la pénurie de foncier a contribué à la flambée des prix dans le secteur. Cependant, des disparités subsistent entre les quartiers de la ville.

Les quartiers de la ville :

En centre ville, les prix sont indéniablement plus hauts en front de mer quand le logement dispose d'une vue exceptionnelle sur la plage. On trouve des logements Péret, tout comme dans le quartier de ce nom, qui sont des appartements spacieux et fonctionnels dans de grands immeubles, très convoités par les acheteurs. Le quartier Sanvic s'embourgeoise peu à peu, laissant derrière lui cette mauvaise image de quartier ouvrier. Ce secteur résidentiel est très prisé pour ses petites maisons ouvrières d'une centaine de mètres carrés sur deux ou trois niveaux, à des prix plus raisonnables qu'à Sainte-Cécile par exemple. Quelques bonnes opportunités sont à réaliser avec les maisons à rénover, moins chères.

Autrefois avec une image dégradée, le quartier de l'Eure s'est peu à peu transformé pour accueillir de nouveaux habitants. Ces nouvelles infrastructures et ses nouveaux logements contribuent à une hausse des prix, même s'ils demeurent convenables. Aplement et Bleville constituent une bonne alternative pour les primo-accédants. Quartier sur les hauteurs, Aplemont propose aux acquéreurs des maisons avec de grands jardins et Bleville des immeubles années 70 ainsi que des pavillons.

Les alentours du Havre :

En périphérie, la commune la plus côtée est Sainte-Adresse. Ce micromarché sur les hauteurs propose des demeures bourgeoises avec vue sur la Manche, dans un environnement agréable au milieu d'espaces verts. Quand les villas disposent de la vue sur la mer, les prix de vente peuvent parfois doubler. Les transactions se déroulent entre particuliers et les vendeurs évitent de passer par des agences immobilières. Plus accessible, Octeville-sur-Mer est un bon compromis entre ville et campagne.