L'immobilier
Au Maroc

Quelques rappels sur le Maroc

Depuis 1999, c'est Mohamed VI qui préside aux destinées du royaume marocain. Ce dernier se situe au nord-ouest de l'Afrique, bordé au nord par la Méditerranée, au sud par la Mauritanie, à l'est par l'Algérie, et à l'ouest par l'océan Atlantique, avec un total de 3500 km de côtes.

Si le sud est désertique, la majeure partie du pays est baignée par un climat méditerranéen, particulièrement agréable en toutes saisons. C'est l'une des raisons de l'attractivité du royaume pour les investisseurs européens, qui participent à la croissance économique actuelle (aux alentours de 5% ces dernières années).

Le contexte économique

En ces temps de mondialisation à tous crins, l'investissement étranger est capital pour satisfaire aux exigences de l'essor économique du pays. C'est dans cette optique que le Maroc a pris ces dernières années un certain nombre de mesures visant à inciter les industriels et les particuliers étrangers, européens en particulier, à investir dans les secteurs d'activité du pays, l'immobilier faisant office de figure de proue.

Les dispositifs législatifs régissant l'économie ont ainsi été fortement modernisés pour répondre aux exigences du marché. Et le roi a mis en exergue certaines libertés fondamentales comme le droit d'investir ou celui de transférer les bénéfices, sans pour cela avoir besoin d'agrément particulier.

Seul bémol, les infrastructures routières (le transport par route représente plus de 95% du trafic) qui laissent largement à désirer, même si grâce à un grand programme de rénovation, des améliorations notables se font sentir ces dernières années.

Type de propriétés

On l'a vu, le Maroc bouge pour attirer les investisseurs étrangers. Vous y trouverez tous les produits habituels : du simple duplex à la villa meublée, de l'appartement vide au local commercial. Nous mettrons cependant l'accent sur les riads (parfois appelés dars). Il s'agit de maisons traditionnelles des centres-villes marocains. Particulièrement prisés, ces biens comprennent, au centre, un patio agrémenté la plupart du temps d'une ou plusieurs fontaines et d'un aménagement végétal, leur particularité vient également du fait qu'ils sont totalement fermés aux regards extérieurs. S'ils sont délaissés par les Marocains, ils peuvent être reconvertis en restaurants ou en maisons d'hôtes, ils sont également très recherchés par les Européens qui les transforment en résidences secondaires.

Afin de contrôler les mouvements des capitaux investis, le Maroc a établi un certain nombre de règles, dont la principale : la déclaration de toute transaction devant notaire, qui en rendra compte aux instances concernées. C'est notamment le cas pour les biens « titrés », à préférer aux biens « en réquisition » ou « en melkia », pour lesquels les démarches sont un peu plus fastidieuses.

Pour un bien titré, la législation est similaire à celle qui a cours en France, la transaction sera effective dès qu'un notaire aura avalisé l'acte de vente. Du point de vue fiscal, les français bénéficient d'un régime particulièrement avantageux, la France ayant signé un accord permettant de se soustraire à une double imposition. Concrètement, vous ne serez pas imposables (sous certaines conditions) simultanément dans les deux pays. Une mesure particulièrement intéressante pour les retraités.

Pour conclure, il est recommandé de souscrire un compte bancaire en dirhams convertibles pour faciliter les transferts de fond et de s'en remettre à un agent immobilier du cru, dûment déclaré comme tel. Ce dernier vous facilitera toutes les démarches inhérentes à un achat immobilier au royaume.